Titre :
Bien voyager avec son Dob
Auteur : Virginie PIQUEREL, d'après "Le nouveau
Praticien vétérinaire", Avril/mai 2006
A l'approche des vacances, voici quelques conseils pour bien
voyager avec votre Dobermann, qu'il soit chiot ou déjà
adulte.
Tout voyage
d'un chien, seul ou en compagnie de ses maîtres, est source
de stress. Afin de diminuer celui-ci ou de lutter contre le
mal des transports, il faut d'abord identifier la source du
stress.
Le stress peut se manifester au cours du voyage ou au retour
par :
- Des manifestations organiques : salivation,
vomissements, tremblements, halètements excessifs, mictions
ou encore défécations
- Des manifestations comportementales lors
du voyage (vocalises, aboiements, agitation) ou après
(anxiété, agitation,
dépression
)

Identifier
le véritable mal des transports
Par ailleurs, l'animal peut souffrir d'un authentique mal des
transports qu'il convient d'identifier.
Le mal des transports est une réaction normale de l'organisme
à la perception du mouvement. Or, il n'est pas toujours
aisé de faire la différence entre un réel
mal des transports et une réaction phobique liée
au transport lui-même. Quelques indices permettent toutefois
de l'identifier :
- Le mal des transports se déclare
parfois tardivement : au cours des 1ers trajets, le chiot n'était
pas malade, puis il le devient
- Le véritable mal des transports n'est
pas diminué à la suite d'expositions répétées
- Il peut se manifester que dans certaines
circonstances : virages, accélérations, décélérations
etc
- Si votre Dob semble joyeux quand il monte
dans la voiture et s'il vomit ensuite, alors il s'agit probablement
d'un véritable mal des transports.
L'état
nauséeux qui précède les vomissements peut
être détecté à l'aide des signes
suivants : bâillements, salivation, mastication, déglutition.
Les astuces
pour réduire le mal des transports chez l'être
humain peuvent tout à fait s'appliquer pour les chiens
:
1. Réduire l'exposition
au minimum : trouver la place idéale dans l'habitacle
de la voiture
2. Limiter l'activité visuelle
: masquer les fenêtres
3. Améliorer la ventilation,
diminuer le chauffage ou la climatisation
4. Réduire l'importance
du mouvement : adopter une conduite souple, sans à-coups,
ni de coup de freins brusques
5. Distraire si possible votre
Dob : demander lui d'effectuer une tache simple, occupez-le
6. Enfin : il est fortement recommandé
de réduire, voire de supprimer totalement la nourriture
donnée avant le départ : votre chien aura tout
le temps de manger à sa faim à l'arrivée
!
Voyager
dans le confort et la sécurité
Quelque soit le mode de transport utilisé, une laisse
et un collier (ou un harnais) sont indispensables !
Dans certains cas, le port de la muselière peut s'avérer
obligatoire : c'est le cas des transports publics (train, métro,
bus). Il est alors nécessaire d'habituer votre Dob au
port de la muselière progressivement avant le voyage.
Dans l'idéal,
les chiens devraient être attachés pour préserver
la sécurité des personnes dans l'habitacle d'une
voiture :
- Soit dans le coffre derrière une grille

- La meilleure
des solutions est sans doute l'usage de la cage de transport
(appelée plus couramment Vari Kennel, du nom de la marque
officielle), elle-même attachée ou tout du moins
bien calée.
- ASTUCE : si vous résidez près
d'un aéroport, vous pouvez vous y procurer une "Sky-Kennel",
version des Vari Kennel d'AIR France, tout à fait identiques
et dont les tarifs sont bien moindres.
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A
titre indicatif, voici les tarifs des "Sky-Kennel"
:
* taille 3 : 92x61x66 = 79 €
* taille 4 : 102x67x77 = 99 €
* taille 5 = 122x82x89 = 175 €
=>
En général, prendre une taille 3 pour une
femelle et
une taille 4 pour un mâle.
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Habituer
son Dob à la voiture s'effectue selon les techniques
de désensibilisation et de contre-conditionnement. L'habituation
est réalisée par des séances très
courtes, d'autant s'il s'agit d'un chiot. Si des symptômes
de peur apparaissent, recommencer au début par des durées
de l'ordre de quelques minutes, d'abord moteur éteint,
puis moteur allumé voiture à l'arrêt, puis
enfin rouler quelques mètres etc
progressez ainsi
étapes par étapes. Et n'oubliez pas, joie, persévérance
et bonne humeur sont les clés de la réussite !!
La
gestion médicamenteuse du voyage
Attention : le recours aux médicaments n'est pas du tout
indiqué dans les circonstances suivantes :
~ chien très jeune, socialisé,
à l'aise dans son environnement
~ chien qui a l'habitude de voyager
~ chien qui ne souffre pas du mal des transports
A l'inverse,
un traitement s'avère quelquefois indispensable dans
les cas suivants :
~ voyage en soute
~ anxiété pré-existante
~ véritable mal des transports
L'administration
des médicaments répond en effet à différents
objectifs :
- lutter contre les vomissements
- lutter contre les manifestations de peur
trop importantes ou la panique
- obtenir une sédation légère
chez des animaux très agités
- faciliter les apprentissages
Les médicaments
oraux doivent être pris quelques heures à quelques
jours avant le départ, tant pour assurer une bonne absorption
que pour détecter des effets secondaires gênants.
En règle générale, ces médicaments
sont beaucoup moins efficaces lorsqu'ils sont pris après
l'apparition des symptômes.
Plusieurs
molécules sont disponibles en fonction de l'effet recherché,
et seul votre vétérinaire saura laquelle convient
le mieux à votre Dob. Il convient donc de consulter avant
tout voyage, surtout s'il est long ou inhabituel (avion par
ex).
Une alternative
douce à la médication peut être intéressante
: il s'agit de la phéromonothérapie. Le D.A.P®,
présenté sous la forme d'un collier, est une phéromone
d'apaisement qui a la propriété de diminuer les
manifestations organiques et comportementales de la peur chez
le chiot et chez l'adulte. Le collier D.A.P® peut être
utile chez le chiot, chez les chiens déjà anxieux,
et il peut aider à l'adaptation dans un nouvel environnement.